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martedì 25 agosto 2026

Le Royaume-Uni prend le relais des États-Unis dans le dossier ukrainien.

 À l'occasion du trente-cinquième anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, le Premier ministre britannique Andy Burnham a fait une promesse politiquement significative : le Royaume-Uni fournira à Kiev les plans de production de missiles à longue portée. Cette mesure, conjuguée à la déclassification d'informations concernant les composants des missiles Storm Shadow, permettra la mise en place de chaînes de production sur le sol ukrainien. Cette autonomie permettra aux forces ukrainiennes de surmonter les difficultés liées à l'approvisionnement en matériel pré-assemblé à usage limité. La portée de ces missiles est d'environ 250 km et, en théorie, leur permet d'atteindre des cibles en profondeur en territoire russe. Ce nouvel élément devrait contraindre les bases logistiques russes situées immédiatement derrière les lignes de front à se replier, ralentissant ainsi les voies d'approvisionnement déjà saturées. De plus, moyennant quelques ajustements, il serait possible de toucher des bases encore plus stratégiques à l'intérieur des terres, loin de Moscou. Toutefois, d'un point de vue militaire pratique, ces avantages ne seront pas immédiats, car la mise en place des chaînes de production nécessite un délai conséquent, qui pourrait se compter en mois, voire en années. L'importance de cette affaire, comme nous l'avons déjà souligné, est pour l'instant exclusivement politique, car la remise des plans de construction de missiles à Kiev signifie que Londres met la pression sur le Kremlin, même si les conséquences sur la reconfiguration du dispositif de défense russe sont encore lointaines. Mais les implications politiques concernent non seulement les relations entre le Royaume-Uni et la Russie, mais aussi entre Londres et Bruxelles, le Premier ministre britannique semblant très déterminé à renforcer les relations avec l'Union européenne. De plus, l'Ukraine a explicitement déclaré qu'elle représente la première ligne de défense de l'Europe contre le néo-impérialisme russe. En matière de politique étrangère, Londres semble désireuse de reprendre le rôle de chef de file de la défense européenne abandonné par Washington. Le Royaume-Uni n'est d'ailleurs pas seul ; la coalition des pays volontaires, qui comprend également la France et l'Allemagne, a réaffirmé sa volonté de déployer des troupes comme forces de maintien de la paix en Ukraine une fois le conflit terminé. La grande incertitude qui entoure la position américaine sur le conflit ukraino-russe a conduit à une position européenne plus résolue en faveur de Kiev, ce qui apparaît presque comme un exercice préparatoire, une étape nécessaire au désengagement progressif des États-Unis du vieux continent. Cela s'est concrétisé par un engagement financier constant, mais pas seulement : la lutte contre le trafic de pétrole russe a également subi de lourdes pertes, privant la Russie d'environ 495 milliards de dollars de recettes qui auraient servi à financer le conflit. En matière d'investissements concrets, les pays nordiques et baltes ont finalisé un plan commun de défense aérienne, notamment pour protéger l'Ukraine. La Commission européenne a débloqué 6,1 milliards d'euros supplémentaires pour l'acquisition par Kiev de systèmes de missiles franco-italiens SAMP/T, qui renforceront ses capacités de défense aérienne. Grâce à cette allocation, l'Union européenne a investi plus de 22 milliards d'euros dans l'aide militaire à l'Ukraine. Cet investissement s'ajoute aux 9,2 milliards d'euros alloués par la Norvège en 2026 et qu'elle renouvellera en 2027, inscrivant ainsi son soutien à Kiev dans un programme d'État. Bien que certains pays semblent encore timides dans leur soutien à l'Ukraine, le processus paraît bien engagé et, grâce à des investissements soutenus et ciblés, pourrait devenir un programme d'émancipation vis-à-vis des États-Unis, dont l'attention envers l'Europe s'est considérablement réduite.

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